Astrid Labory Chambre régionale d'agriculture
Jura agricole et rural
Publié le 01 mars 2002
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| Les éleveurs misent sur une hausse de la consommation de poulains Comtois. |
La commercialisation de la viande chevaline régionale prend de l’ampleur. Moins d’un kilogramme par an et par habitant. Voilà à quoi se résume la consommation de viande de cheval en France.
Un constat qui s’explique par une faiblesse de l’organisation du marché et de la distribution, une raréfaction des points de vente, des règles sanitaires interdisant l’utilisation en restauration collective, et surtout par la réticence des Français à consommer un animal de compagnie.
Cependant, la situation n’est pas si alarmante. Car en 2001, les cours de la viande chevaline ont enregistré une hausse remarquable en raison notamment d’une forte demande du marché italien et de l’épizootie de fièvre aphteuse. Cette dernière a empêché l’arrivée de chevaux étrangers en France et a obligé les grossistes à se fournir sur le marché français. «Plus de 40 000 chevaux ont été abattus», a indiqué Jean-Paul Bobillier, président du syndicat du cheval Comtois, lors de
l’assemblée générale des éleveurs.
C’est dans ce contexte favorable que l’organisation de producteurs de Franche-Comté-Elevage, en collaboration avec la Chambre régionale d’agriculture, a développé la démarche de commercialisation de viande de poulains Comtois, nés, élevés et abattus en Franche-Comté et répondant à un cahier des charges précis.
La viande rouge avant la blanche
Ainsi depuis la mi-novembre, une vingtaine de poulains ont été commercialisés dans les sept points de vente de la région. Un chiffre encourageant pour les éleveurs, pour qui le développement de la consommation constituerait une véritable bouffée d’oxygène.
Il s’agit maintenant de poursuivre les efforts engagés «dans l’optique d’obtenir d’ici cinq ans, un label poulain allaitant comtois», a déclaré Jean-Paul Bobillier.
C’est pourquoi les acteurs de la filière s’attachent à assurer un suivi de la commercialisation, en vantant les mérites de ce produit régional et en finalisant les procédures qualité afin de fidéliser une clientèle.
Il faut savoir que les Francs-Comtois délaissent leurs poulains à viande rose pour leur préférer des chevaux de selle ou de trot à viande rouge qui alimentent 70 % du marché.
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