«Il faut produire davantage en France»
Jacky Salingrades président de la Fnec
Jura agricole et rural
Publié le: 17 juillet 2008
Page 8
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Jacky Salingardes, producteur de lait en Aveyron et président de la Fnec |
Producteur de lait de chèvre en Aveyron, Jacky Salingardes est le président de la Fédération nationale des éleveurs de chèvres. Il évoque les inquiétudes et les espoirs de la profession.
Quels sont les atouts de la production laitière caprine aujourd’hui ?
« Nous sommes sur un marché porteur, cela est indiscutable, que ce soit au niveau national ou à l’exportation. Néanmoins, nous sommes confrontés à un problème important : les transformateurs manquent de matière première et sont obligés d’importer 19 % des volumes transformés. C’est très inquiétant pour l’avenir de la filière nationale. Pour ce qui concerne le prix du lait payé aux producteurs, nous avons bien enregistré une hausse, mais elle est insuffisante car elle couvre juste la forte hausse des matières premières. Nous saluons le fait que les laiteries aient suivi l’augmentation, mais l’effort reste insuffisant. Au milieu de l’année 2008, il faudra impérativement réviser les grilles de prix pour soutenir les producteurs. Il faudra bien parvenir à répercuter un jour sur nos prix de vente les hausses subies dans les ateliers. C’est ce que font les artisans. Pourquoi cela est-il si difficile en agriculture ? C’est pourtant vital si l’on souhaite conserver une production caprine sur le territoire et ne pas dépendre seulement des importations ».
Y a-t-il un écart de prix entre les laits français et les laits importés ?
« Nous nous sommes à prix égal. Les laiteries préféreraient que les chevriers français produisent davantage. Même en Poitou-Charentes où sont implantées les plus grosses entreprises et où les éleveurs de la région produisent 65 % du volume national ».
Quelles sont les perspectives de développement pour la filière ?
« Elles sont très importantes. Un jeune qui souhaite aujourd’hui s’installer en production caprine n’aura aucun souci quant aux débouchés. Surtout si son projet est axé sur la production laitière. En production fermière, il devra trouver sa place, mais le potentiel existe. Mais il disparaît plus de producteurs fermiers que de producteurs laitiers ».
Pour installer un jeune producteur, quels sont les éléments à prendre en compte ?
« Il faut moins de SAU que pour un élevage bovin sauf en montagne. En production laitière, il faut envisager un seuil d’environ 150 000 litres pour retirer un revenu. Il faut aussi voir où se situent les sites de transformation. Mais dans l’avenir, je suis convaincu, selon les régions, que les zones de collectes seront re développées. Les unités industrielles ont vraiment besoin de lait de chèvre ».
Au sein de la filière, comment se répartissent les deux types de production ?
« La production laitière nationale est de 450 millions de litres. La production fermière est de 120 à 130 millions de litres. Mais les producteurs fermiers assurent la bonne image du produit et sa promotion. C’est plus qu’important pour l’ensemble de la filière. La production caprine compte 60 % d’entreprises laitières et 40 % d’exploitations fermières. Les deux systèmes peuvent se développer encore ».
« Nous sommes sur un marché porteur, cela est indiscutable, que ce soit au niveau national ou à l’exportation. Néanmoins, nous sommes confrontés à un problème important : les transformateurs manquent de matière première et sont obligés d’importer 19 % des volumes transformés. C’est très inquiétant pour l’avenir de la filière nationale. Pour ce qui concerne le prix du lait payé aux producteurs, nous avons bien enregistré une hausse, mais elle est insuffisante car elle couvre juste la forte hausse des matières premières. Nous saluons le fait que les laiteries aient suivi l’augmentation, mais l’effort reste insuffisant. Au milieu de l’année 2008, il faudra impérativement réviser les grilles de prix pour soutenir les producteurs. Il faudra bien parvenir à répercuter un jour sur nos prix de vente les hausses subies dans les ateliers. C’est ce que font les artisans. Pourquoi cela est-il si difficile en agriculture ? C’est pourtant vital si l’on souhaite conserver une production caprine sur le territoire et ne pas dépendre seulement des importations ».
Y a-t-il un écart de prix entre les laits français et les laits importés ?
« Nous nous sommes à prix égal. Les laiteries préféreraient que les chevriers français produisent davantage. Même en Poitou-Charentes où sont implantées les plus grosses entreprises et où les éleveurs de la région produisent 65 % du volume national ».
Quelles sont les perspectives de développement pour la filière ?
« Elles sont très importantes. Un jeune qui souhaite aujourd’hui s’installer en production caprine n’aura aucun souci quant aux débouchés. Surtout si son projet est axé sur la production laitière. En production fermière, il devra trouver sa place, mais le potentiel existe. Mais il disparaît plus de producteurs fermiers que de producteurs laitiers ».
Pour installer un jeune producteur, quels sont les éléments à prendre en compte ?
« Il faut moins de SAU que pour un élevage bovin sauf en montagne. En production laitière, il faut envisager un seuil d’environ 150 000 litres pour retirer un revenu. Il faut aussi voir où se situent les sites de transformation. Mais dans l’avenir, je suis convaincu, selon les régions, que les zones de collectes seront re développées. Les unités industrielles ont vraiment besoin de lait de chèvre ».
Au sein de la filière, comment se répartissent les deux types de production ?
« La production laitière nationale est de 450 millions de litres. La production fermière est de 120 à 130 millions de litres. Mais les producteurs fermiers assurent la bonne image du produit et sa promotion. C’est plus qu’important pour l’ensemble de la filière. La production caprine compte 60 % d’entreprises laitières et 40 % d’exploitations fermières. Les deux systèmes peuvent se développer encore ».
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