Le Jura Agricole et Rural
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Une réponse très partielle de Bruxelles
Crise laitière
Publié le:  07 août 2009

C’est sur fond de grogne généralisée que la Commission européenne a adopté le 22 juillet son rapport sur la situation du secteur laitier qui sera examiné dès le 7 septembre par les ministres de l’Agriculture de l’UE.

Réunis la veille dans la capitale belge, les nouveaux membres de la commission de l’agriculture du Parlement européen et les organisations paysannes ont estimé que les mesures prévues par la Commission pour faire face à la crise du lait étaient insuffisantes. Dans un document commun, la France et l’Allemagne ont estimé que les réponses de la Commission « ne sont pas à la hauteur des défis du secteur ».

Les deux principaux pays producteurs ont réitéré leur demande d’un gel temporaire de l’augmentation des quotas de 1 % en 2010. Une éventualité catégoriquement refusée par la Commission qui, dans son rapport, passe en revue les diverses mesures qu’elle a l’intention de mettre en œuvre prochainement pour continuer à soutenir le secteur laitier.

Bien que la pression se fasse de plus de plus forte pour obtenir une baisse des quotas laitiers, la Commission se refuse à revenir sur les conclusions du bilan de santé de la Pac selon lesquelles les quotas font l’objet d’une augmentation de 1 % chaque année entre 2009 et 2013 dans la perspective de leur disparition le 1er avril 2015. « Ne vous servez pas des quotas comme bouc émissaire pour expliquer la situation difficile dans laquelle se trouve le marché aujourd’hui », a lancé Mariann Fischer Boel.

Selon elle, « la vraie raison de cette crise est due à la situation économique difficile dans laquelle se trouvent les consommateurs ». « Nous ne reviendrons pas sur la suppression des quotas », a-t-elle martelé, ajoutant que leur remise en cause « ne ferait qu’engendrer de l’incertitude et n’aurait de toute façon aucun effet correcteur sur la situation actuelle ».

La commissaire à l’agriculture est prête, en revanche, à accepter que l’argent provenant des pénalités laitières (superprélèvement) dues par les producteurs ayant dépassé leur quota individuel servent à financer des programmes d’abandon de la production ou soit redistribué à des groupes de producteurs prioritaires.




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