Le Jura Agricole et Rural
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Les caillebotis démontables plébiscités
Jura agricole et rural
Publié le:  04 février 2010
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Lors de la création d’un élevage de canards, les techniciens conseillent l’option caillebotis démontables : les coûts en main-d’œuvre sont importants, mais les garanties sanitaires sont incontestables.

En élevage intensif de petits animaux, en matière de gestion d’effluents, il y a les canards et les autres espèces de volailles. La spécificité de la production de canards est liée à la nature de sa fiente très liquide, source de production d’ammoniaque corrosive.

Cet élevage demande des aménagements spécifiques qui entraînent des surcoûts pour répondre aux exigences sanitaires imposées par les abattoirs.

Sciure ou copeaux de bois

La production peut se faire sur litières mais nécessite l’emploi de copeaux de bois ou de sciure, matériaux plus absorbants que la paille. Actuellement, ces matières premières deviennent rares et chères. Le rechargement des litières, tous les deux à trois jours, nécessite un temps de travail important pour que les canards soient propres et sains.

Une autre pratique est la production sur caillebotis intégral. Les déjections tombent sur un sol bétonné en pente qui les entraîne vers un collecteur. Il existe également des systèmes de racleurs automatiques journaliers qui poussent les fientes et lisiers.

Dans les deux cas, les résidus sont stockés dans une fosse extérieure d’une capacité de six mois de stockage minimum pour une bonne gestion des dates d’épandage.

Caillebotis fixes ou démontables

Lors de la création d’un élevage, les techniciens conseillent en général l’aménagement avec des caillebotis démontables. Ce système permet de procéder à une désinfection complète après chaque lot. Il présente aussi l’avantage de la polyvalence de production qui permet d’opérer une coupure de microbisme très appréciable.

Avec ce système, les déjections ne sont évacuées qu’en fin de lot, à l’aide d’un raclage sur tracteur.

Il revient à l’éleveur de choisir son principe de production, selon ses contingences économiques, sa gestion du temps de travail, la polyvalence, etc. Des études ont montré que les installations en caillebotis fixes entraînaient des coûts de maçonnerie élevés, comparables aux frais de main-d’œuvre engendrés par le démontage des caillebotis, sans offrir toutefois les mêmes garanties sanitaires.

Stockage en bout de champ

Les volailles de chair sont produites sur litière de paille broyée ou défibrée pour les poulets et les pintades, de sciure ou copeau de bois ou paille broyée de préférence, pour les dindes. La litière, sur sol non bétonné, n’est changée qu’en fin de lot.

La volaille de ponte est sur caillebotis partiel, la fiente qui tombe, sèche dessous.

Les fumiers de volailles, composés à 65 % de matières sèches, peuvent être stockés en bout de champ, sans bâchage, ni plateforme bétonnée.

Pendant un an, le Corel (filière régionale Bourgogne) va procéder à une centaine d’analyses sur divers types d’effluents, afin d’évaluer les éléments fertilisants et dresser un bilan agronomique. Ces données permettront d’optimiser les valeurs réelles pour chaque type de production, suivant le mode d’élevage et établir des plans d’épandage très précis.




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