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L’accessibilité à la mamelle et le confort de travail pour le trayeur font partie des principaux éléments à prendre en compte dans l’aménagement d’une installation de traite |
Investir dans une salle de traite en élevage bovin engage à la fois les performances du troupeau, les conditions de travail et la qualité du lait pour un bon nombre d’années. C’est dire l’importance à accorder au choix de son type d’équipement.
En élevage bovin, on distingue trois sortes de salles de traite répandues et trois systèmes particuliers. Le premier modèle classique est l’épi avec un angle de 30° sur un double quai, pour les troupeaux de vingt-cinq à quatre-vingt-dix vaches, voire davantage. Ce système, simple à monter sans trop d’investissement, nécessite peu d’entretien et on peut le faire évoluer facilement si la maçonnerie a été prévue en conséquence. Les dimensions permettent souvent une implantation dans un bâtiment existant. Avec cet équipement, le trayeur apprécie l’accessibilité à la mamelle et le confort de travail. Toutefois, son déplacement sur la longueur de la fosse constitue un inconvénient au-delà de deux fois huit postes.
Le deuxième type d’installation est l’épi avec un angle de 50° ou 60°, le prix et la cadence de traite étant sensiblement les mêmes qu’en épi 30°. Pour cinquante à cent vaches et plus, c’est un compromis intéressant entre l’épi classique et la traite par l’arrière avec sortie rapide. Comme les vaches sont plus serrées sur le quai, cela limite les déplacements des trayeurs dans la fosse. On constate une meilleure contention des animaux et davantage de sécurité pour le trayeur (peu de coups de pattes). Cependant, la mamelle, moins accessible, rend la traite moins confortable.
La traite en épi ou par l’arrière
Qu’il s’agisse des stalles en épi 30°, 50° ou 60°, il est possible d’avoir un seul quai, si le bâtiment est plus long que large. Dans ce cas, la cadence de traite s’avère inférieure, à nombre égal de postes. Il y a des temps morts et le système est peu évolutif.
Autre variante, une barrière mobile à l’avant des vaches permet une sortie plus rapide. Cet équipement, plus onéreux, apparaît utile à partir de deux fois dix postes.
Troisième type de salle de traite : la traite par l’arrière (TPA) peut convenir généralement à partir de quatre-vingts animaux. La cadence de traite est identique à celle en épi. Autres atouts : une meilleure contention des vaches et des déplacements limités pour le trayeur. Mais les inconvénients ne sont pas négligeables : une surface à nettoyer plus grande et moins de confort pour le trayeur qui a plus de difficultés à identifier les animaux. Le montant de l’investissement et les frais de maintenance sont plus élevés par rapport aux salles en épi 30°.
Trois systèmes particuliers
Parmi les systèmes particuliers, on citera le tandem où la traite est individualisée avec une stalle par vache, parallèle au quai. L’entrée et la sortie des animaux sont automatisées. Cette installation est adaptée aux troupeaux de soixante vaches au maximum. Ses limites : la distance que doit parcourir le trayeur, une cadence de traite inférieure et un prix supérieur si l’on compare avec les systèmes en épi et la TPA.
Concernant les manèges, ces plates-formes mobiles existent en stalles épi (traite sur le côté) ou en stalles parallèles (traite par l’arrière) et sont à réserver aux cheptels dépassant les cent cinquante vaches. Si le confort et la cadence de traite apportent satisfaction, il n’en reste pas moins vrai que le coût est élevé et que la surveillance des animaux est difficile.
Quant au robot de traite, il faut prévoir une stalle pour cinquante-cinq à soixante vaches. Cette installation comprend un compteur, la mesure de la conductibilité du lait, la distribution automatique des concentrés et la valorisation des informations sur informatique. Outre le coût important de l’investissement et de la maintenance, on observe que le nettoyage des trayons est imparfait suivant les modèles.
La circulation des animaux et la fréquentation du robot peuvent poser problème, surtout l’été en période de pâturage. L’atout principal de la traite robotisée est la souplesse horaire, mais selon l’avis de certains spécialistes, cela ne compense pas les contraintes techniques et économiques.
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