Donnons du travail à nos agents
Service de remplacement
Jura agricole et rural
Publié le: 08 janvier 2009
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Le service de remplacement de Nozeroy – Les Planches veut stabiliser ses agents |
Depuis un an, le service de remplacement de Nozeroy – Les Planches encourage ses adhérents à utiliser ses agents de remplacement. Pour près de la moitié des adhérents, le service se résume à une assurance et ne donne du travail aux agents qu’en cas d’accident.
Après plusieurs départs d’agents permanents, Michel Magrin, le président du service de remplacement sur le secteur, et son conseil d’administration ont souhaité réagir.
« Afin d’assurer du travail aux salariés, nous avons envoyé une enquête à tous nos adhérents pour les inciter à utiliser plus les agents dans l’intérêt collectif. Ma plus grande crainte, c’est qu’un jour nous n’ayons plus d’agents pour intervenir en cas d’accident », avoue-t-il.
Une dizaine d’adhérents ont répondu à l’appel de leurs représentants en s’engageant sur un nombre d’heure de remplacement et de complément de main-d’œuvre. « Nous nous sommes rendus compte que des adhérents avaient besoin de complément de main-d’œuvre en plus du remplacement », explique Michel Magrin. « Nous profitons du partenariat avec Desfi, le groupement d’employeurs départemental, pour permettre à nos agents de travailler davantage. Le plus important, c’est de leur donner du travail. »
Des crédits d’impôts
Pour les adhérents qui se sont engagés à fournir du travail aux agents, l’expérience est positive. L’objectif de la démarche est d’avoir toujours les mêmes agents (3 agents maximum dans l’année) pour éviter d’avoir à redonner les consignes et gagner en efficacité.
Certains ont utilisé un peu moins que ce qu’ils avaient prévu : « Je voudrais bien utiliser plus, mais il faut faire confiance, et ce n’est pas encore facile pour moi », confie l’un d’entre eux.
Mais tous affirment que c’est en prenant régulièrement le service que le service s’améliore. D’une part, les salariés connaissent mieux l’exploitation et sont donc meilleurs. D’autre part, l’adhérent apprend à faire confiance à quelqu’un de l’extérieur. D’ailleurs un autre exploitant affirme qu’« aujourd’hui, il n’hésite plus à faire appel à un agent et il s’engage pour être sûr d’avoir quelqu’un en cas de soucis de santé ou d’accident ». Michel Magrin l’a lui-même admis, « les deux premières années où j’ai pris le service pour partir en vacances, je n’étais pas tranquille. Maintenant, je pars serein et je profite de la coupure car je sais que l’agent est autonome. »
En résumé, il faut peut-être « se faire violence » au début pour déléguer plus facilement et plus sereinement ensuite. Ces adhérents en sont convaincus : « Cela fait du bien de couper un peu de temps en temps, et prendre un salarié du service permet d’habituer quelqu’un à notre ferme, et s’assurer qu’en cas de coup dur, il y ait bien quelqu’un de disponible : il n’y a plus d’aides familiaux maintenant ; si l’on veut des salariés, il faut qu’ils travaillent tous les jours, même s’il n’y a pas d’accident ou s’il pleut ! » concluent-ils.
Concernant le coût du remplacement, il faut rappeler qu’il existe deux crédits d’impôts pour en minorer l’impact sur les finances de l’exploitation. Le plus connu est le crédit pour congés. Il couvre 50% des factures de remplacement pendant 14 jours. Concrètement, le coût d’une journée de loisirs après crédit d’impôt est de 60,20 euros sans compter les économies à la MSA et aux impôts. Le second crédit d’impôt couvre la formation des exploitants. Il permet aux exploitants de se faire remplacer sans frais et même de gagner de l’argent.
Fort d’une année d’expérience, le service de remplacement de Nozeroy – Les Planches souhaite élargir le groupe d’exploitant engagé. « Chaque heure compte », insiste Michel Magrin. « Nous avons deux agents à mi-temps que nous pourrions stabiliser à temps plein si une quarantaine d’exploitants s’engageait à les utiliser trente-cinq heures dans l’année. » Trente-cinq heures de travail, c’est si peu pour certains mais tellement pour le service de remplacement.
Pour s’engager dans cette démarche, prendre contact avec Michel Magrin, tél. 03.84.51.11.33.
Pour tout renseignement sur les tarifs et/ou prestations Remplacement sur le Jura, contacter la FDSR au 03.84.35.14.18.
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