Une année très, très mouillée !
Agro météo, bilan 2008
Jura agricole et rural
Publié le: 08 janvier 2009
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Onze stations sur treize observées dans le quart Sud-Est centre de la France ont enregistré en 2008 une pluviométrie supérieure à la normale. Curieusement, c’est le sud qui a été le plus bénéficiaire de cette tendance qui met fin à plusieurs années de déficits pluviométriques, un déficit qui prenait, autour de la Méditerranée, des proportions inquiétantes.
En 2007, la pluviométrie du mois de décembre, relevée dans les treize stations observées, était déficitaire de plus de 27%.
Au contraire, la pluviométrie du mois de décembre 2008 est excédentaire de 39,5% ! Comme toujours, toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne.
Un groupe de stations (Ambérieu, Dijon, Saint-Geoirs, Lyon Saint-Exupéry, Bourg-Saint-Maurice et Chambéry) sont déficitaires, notamment Lyon qui n’enregistre que 56% des précipitations normales.
En revanche, des stations où des déficits chroniques étaient observés depuis plusieurs années, Lanas dans l’Ardèche et Montélimar dans la Drôme, enregistrent deux à trois fois plus d’eau qu’un mois de décembre normal. C’est surtout vrai pour Montélimar qui, avec 303 % de pluviométrie en plus en décembre, voit ses précipitations atteindre 158,4 millimètres contre une normale du mois à 52,3 millimètres !
Un quatrième trimestre très pluvieux
Cette tendance à la hausse de la pluviométrie du dernier mois de l’année 2008 permet de corriger un bilan hydrologique, qui débute chaque année au 1er septembre, contrasté. Ainsi, sur le quatrième trimestre de l’année, sept stations (Ambérieu, Dijon, Saint-Geoirs, Montmorot, Lyon Saint-Exupéry Bourg-Saint-Maurice et Chambéry) sont déficitaires.
Avec parfois des déficits marqués, comme à Lyon, où sur les quatre derniers mois de l’année, il manque 20 % des précipitations normales ! Dans les six autres stations, au contraire, on observe un excédent pluviométrique, en particulier à Lanas et à Montélimar.
Cette situation renforce encore, s’il en était besoin, la recharge des nappes phréatiques dont le niveau, au 1er septembre 2008, était déjà très satisfaisant.
Janvier et février 2008, les derniers mois secs
Enfin, les relevés pluviométriques du mois de décembre permettent de tirer le bilan météorologique de l’année civile 2008. Celui-ci est globalement satisfaisant sur le plan des précipitations. Seules deux stations, Lyon et Chambéry affichent un déficit. 95 % de la normale pour la première, 94 % pour la seconde.
Partout ailleurs, on observe un excédent, notamment en Drôme et en Ardèche avec une pluviométrie de 167 % supérieure à la normale à Montélimar et 167 % à Lanas.
Ce résultat pluviométrique est surprenant car, en début d’exercice, toutes les stations affichaient un déficit.
En raison d’un début d’exercice sec, voire même très sec, les pluviométries exceptionnelles observées depuis le printemps dernier ont permis de rétablir dans la plupart des stations une situation préoccupante, laissée par un automne et un hiver 2007/2008 très déficitaire.
Les prélèvements en eau
À fin août 2008, du fait de la conjugaison d’une pluviométrie favorable au printemps, un temps froid et peu ensoleillé en avril peu propice au développement de la végétation et d’un temps estival souvent maussade engendrant des prélèvements agricoles moindres, la situation hydrologique en France était en sensible amélioration.
La baisse estivale des nappes a été exceptionnellement tardive et moins forte qu’attendue. Fin août 2008, le niveau de remplissage des nappes est bien souvent proche de la normale voire supérieur pour une grande majorité d'aquifères en France.
Rendements des récoltes et météo
Cette année, les pluies régulières et les températures clémentes ont été favorables aux cultures et notamment aux céréales. Ainsi, les rendements des céréales sont en hausse de 11 % par rapport à 2007, en moyenne de 7q/ ha.
Les rendements en oléagineux ont progressé de 10 %, ceux en protéagineux de 20,9 % ; en revanche les rendements en betteraves ont baissé de 3,3 %, ceux en pommes de terre de 3,5 % et ceux en maïs fourrage suivent la même tendance avec une baisse de 7,7 % par rapport à 2007.
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