Le Jura Agricole et Rural
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« Un immense champ à débroussailler »
Congrès régional agricole
Jura agricole et rural
Publié le:  26 mars 2009
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Le magasin de produits de la ferme du CAT de Cramans.

En ouverture de l’après-midi, Sophie Fonquernie, présidente du comité d’orientation diversification, innovation, agriculture biologique à la chambre régionale d’agriculture, est revenue sur quelques risques encourus pour ceux qui souhaitent s’engager dans les circuits courts : interrogation voire incompréhension de certains consommateurs, manque de visibilité à long terme et plus particulièrement sur la question du foncier. L’investissement collectif des acteurs de toutes les filières est un préalable pour proposer une offre organisée qui réponde à la demande.

En début d’après-midi, Sophie Fonquernie, présidente du comité d’orientation diversification, innovation, agriculture biologique à la chambre régionale d’agriculture revient sur le développement des filières. « Voilà bien longtemps que nous sommes convaincus d’engager nos forces dans cette bataille. » La preuve ?

Aujourd’hui existent des marchés paysans,des magasins de produits fermiers, de la livraison à domicile. Le client peut même passer par la vente en ligne. « Ce qui est nouveau, c’est cette volonté affirmée de garder des producteurs dans notre région.»

En cherchant de nouvelles voies de production. « C’est un immense champ en friche à débroussailler. Arrêtons-nous sur ce champ avant de planter la charrue et tracer notre sillon.» Il faut travailler pour dépasser plusieurs écueils possibles. « Le circuit court ne veut pas forcément dire un produit moins cher. » Des consommateurs ont déjà signalé leur incompréhension de voir les mêmes prix qu’ailleurs au sein du réseau Bienvenue à la ferme.

« Nous argumentons autour de la qualité de nos productions et de notre offre en y ajoutant notre volonté de faire vivre notre région. » Il faut aussi veiller à ce que les jeunes qui s’installent aient de la visibilité. « Surtout quand ils ne mettent pas les pieds dans les sabots du grand-père. » Concrètement, ça passe par des relations de confiance qui garantissent de la sécurité en terme de foncier.

« Et là, je pense plus particulièrement aux maraîchers situés en bord de ville. » Une autre difficulté réside dans la mise en place de nouvelles productions. « Le végétal nous pose souci. » Ce qui ne serait pas trop le cas dans les filières animales. « Même s’il nous manque des productions du genre lait en brique, crème, beurre seconde transformation de la viande ou produits élaborés. » Pour ce faire la mise en place d’outils de moyenne transformation est indispensable. « Il faudra s’y atteler. » Pour, au bout du compte, avoir une offre organisée pour répondre à la demande. « Ce que nous ne pouvons pas faire aujourd’hui. »


Légumes
Salades, concombres, mâches, radis… sous verre ; carottes, bettes, choux… sous châssis vitré. » En quelques mots, Jean-Louis Beaulieu, installé en Gaec à sept à Franois, rappelle aux personnes présentes que le grand Besançon est « un pays de tradition et de savoir-faire maraîchers ».

Fraîcheur, qualité gustative, réactivité en approvisionnement, bilan carbone « pour ceux que nous livrons » explique une forte demande. Qui ne peut que se développer. Sous certaines conditions.

« Comme l’identification régionale pour accompagner la fraîcheur de nos produits. » Comme par exemple la champomoise. Mais il faudra aussi garder des surfaces pour accueillir de nouveaux producteurs. « Comme on le fait déjà pour l’industrie et l’artisanat. » Il faudra aussi s’engager dans la formation des jeunes « car des maraîchers sont candidats à la retraite ». Et garder en mémoire que les productions doivent être de saison. « Il est difficile de faire de la tomate en plein hiver. »




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