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Témoignages

« Avec la jeunesse, les mentalités changent »

 Au fil des années, elles sont de plus en plus nombreuses à prendre leur place en tant que cheffe d’exploitation ou à la tête de mandats représentatifs. Mais derrière cette avancée, se cachent encore de nombreux stéréotypes.

« Avec la jeunesse, les mentalités changent »
Aurore Paillard (à gauche) et Anaïs Pertuizet (à droite) représentent fièrement la nouvelle génération de cheffe d’exploitation au féminin.

 Des remarques sexistes ? Anaïs Pertuizet considère n’en avoir jamais fait les frais. Depuis 2021, la jeune femme a repris et loue quelques vignes du domaine de Gérard Genty à Lantignié, dans le Beaujolais. Sa première cuvée s’appelait même « Gégé », en hommage à celui qui lui a fait confiance lorsqu’elle s’est lancée en viticulture. Mais cette confiance ne s’est pas installée du jour au lendemain. « Au début, Gérard ne voulait pas me laisser la charrue, se remémore la viticultrice. Mais c’était plutôt de la bienveillance, il me voyait arriver, toute petite, avec l’im­pression que je n’avais pas de force.» Cette attitude, elle a pu la retrouver lorsqu’elle échangeait avec ses amis, fils de vignerons. « Ils me disaient “ tu es sûre de vouloir te lancer solo ” ? Ce n’était pas du jugement, ils savaient simplement que c’est compliqué de s’installer hors-cadre familial. » Ce qui n’a pourtant pas emp&e...

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