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Filière équine

Le comtois en quête de rebond

Une succession d'années difficiles a entraîné l'érosion du nombre d'élevages et des effectifs de la population de chevaux comtois. La remontée structurelle des cours de la viande de chevaux de trait, tirée par l'export, pourrait bien modifier la donne.
Le comtois en quête de rebond

Après l'embellie des années 2 000, au cours desquelles le nombre d'élevages détenant une ou plusieurs femelles de race comtoise avait progressé, parallèlement à l'effectif, la tendance inverse s'est déployée au cours de la décennie suivante. Que ce soit au niveau régional ou au niveau national, que l'on regarde le nombre de juments détenues dans les élevages, le nombre de femelles mises à la reproduction,le nombre de naissances, ou encore le nombre d'abattages contrôlés, toutes les données convergent dans le même sens. « On a grosso modo 10 % de mise à la reproduction en moins chaque année, et mathématiquement 10 % de naissances en moins... et ça dure depuis plusieurs années. Si on compare le nombre de naissances entre 2017 et 2007, on est à un tiers de moins ! », détaille Mathilde Aili, chargée de mission sur le dossier de la filière équine à la chambre régionale d'agriculture. « La race comtoise compte encore quelques milliers d'animaux, mais pour d'autres races à plus petits effectifs, comme l'Auxois en Bourgogne, c'est encore plus dramatique. » Des conditions économiques difficiles Plusieurs facteurs conjugués expliquent cette...

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