« Une attaque de loup laisse des traces… »
Voilà quelques semaines ou quelques mois que les attaques de loups sur bovins ont eu lieu dans le Doubs et dans le Jura. Quels sont les effets de la présence du loup sur les éleveurs eux-mêmes, notamment les conséquences sur leur travail et sur leur santé ?

Les témoignages se font plus rares. Un repli, une retenue, ne plus en parler dans la presse. Mais le choc est réel. Il ne se résume pas au moment de l’attaque ni aux quelques heures et quelques jours qui suivent… Fabrice Guy, éleveur dans le Doubs à Petite-Chaux, en Gaec avec 3 associés, s’est préparé à « l’inévitable ». Il se souvient. « Les premières attaques sur le secteur ont eu lieu au mois d’août, à 1 km à vol d’oiseau de nos troupeaux. Puis d’autres ont suivi sur Chapelle-de-Bois. On se dit qu’on passe au travers. On va donner la main aux copains, on voit les bêtes mortes au pré. Mais quelque chose a déjà changé en nous : on est en alerte sur la présence du prédateur, sans jamais savoir à quel moment et à quel endroit il va jeter son dévolu… ». S’ensuit, pour l’éleveur et ses associés, une vigilance accrue. « Si on se réveillait la nuit, on allait faire un tour vers le troupeau. Le...
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