Une transition accompagnée

Pour Régis Laut, éleveur allaitant en Gaec à deux sur les plateaux de Haute-Saône, le passage à la bio en 2016 a été motivé pour une bonne partie par un ''raz-le-bol'' administratif : « toutes les contraintes documentaires liées à la réglementation, sur les phytos, sur les médicaments... me sont devenues insupportable. J'ai opté pour la bio dans une optique de simplification. », explique-t-il. Ce choix a nécessité de nombreuses adaptations du système, comme la diminution de la surface en cultures de vente (orge et colza) au profit de l'introduction de prairies temporaires dans l'assolement, le recours aux légumineuses, l'implantation de méteils comportant du pois destinés à l'alimentation du troupeau... De même, la conduite de l'élevage des 110 vaches allaitantes charolaises a été revue. « J'ai conservé la race charolaise, bien adaptée par sa rusticité, capable de bien valoriser les fourrages grossiers et dont les broutards sont facile à vendre. En revanche nous sommes passés à deux périodes de vêlage pour limiter les problèmes sanitaires et bien valoriser l'herbe. Côté génétique, je choisis des taureaux d'IA sur les qualités laitières, ce qui me permet de réduire les concent...
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